De l'annexion à nos jours

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Aux  Bornes du temps passé

Site de la section de la Salévienne du plateau des Bornes 

De l'annexion à nos jours 

La commune parfait son équipement. Une mairie-école est achevée en 1867. Vers 1905, l’état de délabrement des bâtiments conduit la municipalité à lancer le projet de construction d’un nouveau groupe scolaire avec mairie, achevé en 1911. De nouveaux services sont offerts à lapopulation (médecine gratuite, cours pour adultes, bureau téléphonique en 1907). Un corps de sapeurs-pompiers est organisé (52hommes en 1901) et un hangar pour abriter une pompe à incendie est édifié. L’église est reconstruite en 1898 dans le style néogothique. Une fruitière est fondée en 1907, qui collectait lait et fabriquait des fromages. La population, dont les effectifs tendent à stagner, vote majoritairement à droite et est profondément attachée à la religion catholique. Les habitants vivent très mal la loi de séparation des Églises et de l’État et s’opposent aux opérations d’inventaire des biens ecclésiastiques en 1906. La guerre de 1870 fait un mort. La Grande Guerre fait 12 morts, soit 3,59 % de la population de la commune en 1911. En 1925, la municipalité décide de faire ériger un monument commémorant le souvenir des morts de la Grande Guerre. Ce monument funéraire surmonté d’une croix religieuse est dressé sur la place publique près de l’église. En 1932 est créée l’association du Cercle paroissial par l’abbé Morel-Vulliez, qui va devenir par la suite le Cercle rural, véritable « maison pour tous ». L’équipement s’étoffe avec l’électrification de la commune à partir de 1925 et de gros travaux d’adduction d’eau en 1936. L’agriculture, qui occupe toujours l’essentiel des habitants, se mécanise peu à peu (moteurs, faneuses, pompes...). La population connaît un déclin démographique et passe en dessous des 300 habitants. Une enquête de 1940 mentionne deux cafés, trois menuisiers-charpentiers, un sabotier, un épicier, un forgeron-serrurier, un fromager, un maçon, un meunier et un tabac. La commune compte au-moins un prisonnier de guerre. Dès la sortie de la guerre, la commune continue à se moderniser : rénovation des réseaux d’eau et d’électricité, restauration de l’église, élargissement et goudronnage des chemins, construction d’une salle polyvalente, nouvel équipement scolaire(et groupement pédagogique avec Menthonnex-en-Bornes), jumelage avec Gutenberg (Allemagne),etc. L’agriculture persiste mais connaît une relative déprise, comme dans le reste du pays. Ainsi, si on comptait encore 28 porteurs de lait à la fruitière en 1960, il n’en restait plus que 8 en 1984. La population, qui a poursuivi son déclin durant les décennies de l’après-guerre (180 habitants seulement en 1975), connaît à nouveau un bel essor depuis les années 1990 (plus de 600 habitants actuellement).